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Après les attentas qui ont frappé la France, de nombreuses voix de personnalités politiques se sont levées pour demander aux français de confession musulmanes de prouver leur loyauté à la nation en rejetant publiquement les atrocités commises par les terroristes. Des textes ont alors émergé avec pour slogan: « Pas en mon nom », comme si l’Islam était une entité homogène dont aurait découlé le virus du Djihad. Cette situation peut s’expliquer par la tradition centralisatrice française pour laquelle les « musulmans de France » appartiennent à un groupe à part, fermé autour de l’Islam. Or, comme le démontre Olivier Roy il n’existe pas de « communauté musulmane » en France, mais bien des individus qui ont pour seul point commun de partager la même religion. Cependant, les pratiques des uns et des autres face au religieux diffère énormément. Par exemple, 1/3 des musulmans déclarent ne jamais se rendre à la mosquée, bien loin  des habitudes de nombreux pratiquants. Il apparaît donc une contradiction entre d’une part la diversité dans les pratiques et les conceptions de l’Islam, et d’autre part l’image de culte unifié qu’on lui associe.

C’est l’erreur que l’Etat a fait à plusieurs reprises. En effet, les responsables politiques français ont tenté de normaliser l’Islam en France par la mise en place d’institutions républicaines sans être en capacité d’appréhender les enjeux présents. Ces dernières au lieu de conserver un rapport d’échange avec la seconde religion de France, ont vu leur rôle évolué, au point de gagner une certaine forme de légitimité telles des représentantes de l’Islam.

Dans une tribune publié dans Le Monde, Point d’Aencrage dénonce une politisation de l’Islam par des institutions républicaines .

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